C’est ce vendredi 23 novembre  que la GIZ a mis le cap   sur Kara pour la formation des communicateurs et communicatrices endogènes sur la décentralisation après l’étape de Dapaong 

Depuis 1987, le Togo n’a plus organisé d’élection locale. Avec l’avancée de la démocratie au Togo, il était nécessaire d’envisager l’option de la décentralisation. La décentralisation est comme on le dit, la première fille de la démocratie. Personne n’y croyais au départ mais, l’horizon s’éclaire peu à peu, et nous tendons vers une décentralisation au Togo.

Au lancement à Dapaong avec la formation des communicateurs et communicatrices sur la décentralisation, il leur a été demandé d’expliquer dans les différentes langues locales de la région des savanes, des termes comme : la décentralisation, la commune, élection locale, élus locaux, développement local, budget, citoyen. Des termes qui seront très souvent employés au cours de leur meeting, dans les différents milieux. La tâche n’a pas été facile, mais ils y sont parvenus tant bien que mal.

Pour le bon fonctionnement des communes, ils faut que tous les fils et filles de la commune se retrouvent dans les choix et les décisions. D’où l’importance du bureau du citoyen. Le bureau du citoyen est le cadre où tous, et surtout les femmes et les jeunes pourront soulever leurs inquiétudes. Le plus important dans la décentralisation, c’est l’inclusion. Il est primordial que toutes les couches de la population à la base se sentent écoutées et prises en compte.

Les communicateurs et communicatrices endogènes impacteront leurs concitoyens après cette formation, par leur comportement.
Le savoir être et le savoir faire seront de grands atouts.
Ils est nécessaire de ne pas couper la chaîne de transmission des valeurs de la décentralisation. Les communicateurs et communicatrices endogènes doivent pouvoir transmettre leur connaissance à d’autres, qui aussi feront de même. Ils ont la responsabilité dans leur meeting de se faire comprendre et avoir une écoute attentive. Ils doivent se rendre disponibles pendant et après les meetings. Nous avons 116 communes et toutes doivent être touchées.

Sur le fonctionnement de la commune, une projection vidéo faite a montré aux participants, d’où proviennent les ressources des communes, comment ces ressources sont-elles dépensées.

Après une synthèse générale de la formation, une évaluation de la formation a été soumise aux participants. Sur des critères comme : organisation, modules de la formation, animation de l’atelier, objectifs de l’atelier, participation des communicateurs et communicatrices, les participants ont tour à tour donné leur appréciation sur un grand tableau dénommé « gâteau d’évaluation ».

Les travaux se poursuivent et  l’étape qui s’ouvre ce (vendredi 23 novembre) est celle de Kara.

 

MIDOHUI Têko Damien