Englué au bas du classement du championnat national de football de première division du Togo depuis quelques semaines, Foadan FC n’a à priori plus rien à attendre ni à craindre, encore moins à espérer de cette saison finissante. Et à trois journées de la fin, qu’on soit dirigeant, membre du staff technique, joueur ou supporter du club de l’extrême nord du Togo, il serait très difficile de trouver encore un réel intérêt aux trois journées restantes. Foadan FC, à présent, est pire qu’un cabri mort. Un cadavre ambulant dont le fantôme est d’une générosité sans précédent. Il ne peut que faire du bien partout où il passe… La preuve, en 8 rencontres disputées, il ne s’est offert que 2 petits points.

Alors, autant son adversaire de ce week-end, l’AS OTR, ne doit rien craindre de lui, autant ses deux suivants, Gbikinti FC et Gomido FC, n’auront aucune question à se poser en le croisant respectivement, pour la suite et la fin. Car pour cette lanterne rouge confirmée, le destin semble bien plié, et la descente, assurée… Ce n’est quand même pas l’ASKO de Kara, la formation la plus proche de la zone rouge qui trainerait là à l’attendre. Encore moins, Gbohloé-su FC d’Aného, en lutte désespérément pour ne pas retourner dans l’enfer de la deuxième division. Seulement, pour se sauver, il va falloir pour les Requins des Lacs, de réaliser une véritable chasse qui leur servirait à débusquer d’autres bêtes aux crocs acérés, à portée de main… Comme Sémassi FC, AS OTR, AS Togo Port, Gomido FC et Koroki FC, entre autres… Et qu’est-ce que c’est passionnant, cette fin de championnat !!!

Passionnant pour les observateurs et les analystes, oui ! Mais stressant pour toutes ces formations précitées, et qui sont loin de s’être tirées d’affaires. Etant donné que bien que se trouvant un peu loin avec son avant dernière place, Gbikinti FC, semble lui, bien proche d’elles. Et c’est justement lui, l’adversaire à abattre définitivement pour avoir une certaine tranquillité. C’est là où le match de la 24e journée entre Gbikinti FC et l’AS Togo Port devient dangereux autant pour l’un que pour l’autre. Et tout en se demandant pourquoi les nouveaux dirigeants des Portuaires ont rendu leur club si fragile, on se poserait également la question de savoir, comment Gbikinti FC de Bassar, leader lors de la 15e journée de ce championnat avec 24 points, peut devenir avant dernier à l’issue de la 23e journée avec…26 unités ? Soit 2 points seulement glanés lors de ses 8 rencontres suivantes… Tout comme son voisin de rang, Foadan FC de Dapaong.

On a beau chercher une réponse technique pour faire face à cette question, on n’en a pas trouvé une seule. Ce que ces lignes peuvent coucher, est que ce sont de véreux supporters des Lions de Bassar avec leurs comportements anti sportifs qui ont arrêté leur propre club dans sa progression. Ils avaient commis le dérapage de trop lors de la 16e journée, alors que Gbikinti FC venait juste de prendre la première place du classement : usage de jets de projectiles, menaces, envahissement de terrain, agressions sur les officiels, le tout sous une défaillance sécuritaire, au cours du match contre Gomido FC. L’addition est bien lourde.

Cette sortie macabre quelque peu récidiviste et impardonnable, a décidé la FTF à frapper fort. Une amende d’un million de francs CFA et une interdiction de disputer à la maison des matches de championnat durant deux années. Sur le terrain, le prix de ces violences répétées se paie par un manque cruel de point. Et la descente au classement l’accompagne si bien qu’on imagine les Lions de Bassar accompagner leurs homologues de la Savane en D2, à la fin de la saison.

Comme quoi, qui se ressemblent, s’assemblent. A y penser, on pourrait dire que le destin fait bien de s’acharner sur ces deux clubs classés aux deux dernières places de ce championnat. Gbikinti FC et Foadan FC ayant eu la vilaine idée de ressusciter le même dimanche leur sport favori : la violence. Et même si la sanction infligée au dernier, représente la moitié de celle qu’endosse l’avant dernier, le prix sportif à payer, risquerait d’être le même : la descente.