Chronique de Yves de Fréau: AFRICA FOOTBALL INVESTMENT, le droit d’espérer

Une révolution sportive gagne partout du terrain, sauf au Togo où les choses, année après année, se dégradent. Il va falloir pour toute la République togolaise, de reconnaitre, puis de décréter l’éclipse totale de toutes ses disciplines sportives. Afin de redémarrer et de se donner le droit d’espérer. Le constat est assez simple : parler en 2019 du sport togolais, ordonne de conjuguer toutes les phrases au passé. Et ce ne peut être que sur fond du terme consacré, « il était une fois ». Qui veut parler du cyclisme togolais, ne peut conjuguer ses phrases qu’au passé. C’est pareil pour le handball, le basket-ball, l’athlétisme, le volley-ball, la boxe, le tennis, le football…

Le pays d’Olympio Sylvanus, ne vit que de souvenirs et d’exploits du passé. On dirait que pour lui, le temps s’est arrêté depuis longtemps. Que la terre a cessé de tourner pour ce rectangle jadis plein de dirigeants capables et plein de sportifs futés. La magie des temps passés, a finalement perdu de son efficacité. Tout est devenu sombre. Plus rien ne va. La résignation s’est installée dans la cité, puisque tout échec se met sur le dos du manque de moyens. Une manière facile et erronée de se dérober, une manière peu orthodoxe de fuir ses responsabilités. Et d’épouser la fatalité.

C’est comme cela que le Togo, notre pays, dans beaucoup de secteurs, a perdu les valeurs sportives que le monde lui connaissait. Et naturellement, il se retrouve au bas de l’échelle. Tout simplement, parce qu’il refuse d’adhérer à la modernisation. A la nouvelle donne. Celle qui veut qu’on réfléchisse, qu’on planifie, qu’on anticipe et qu’on s’organise bien. La conséquence est que contrairement aux autres pays de l’Afrique qui sont dans une incroyable dynamique de progression, le Togo se morfond dans un immobilisme porteur de fatalité, de renoncement, d’où, l’amateurisme persistant dans lequel toutes ses disciplines sportives baignent. Pas une seule, n’est arrivée à sortir la tête de l’eau depuis bien longtemps. Faute de bonnes réflexions pour sortir la meilleure méthode, et puisqu’il vient de naitre AFRICA FOOTBALL INVESTMENT, on se dit qu’il y a une raison d’espérer pour le sport togolais. Tout le sport togolais, cette structure n’étant pas sectorielle, mais plutôt multidisciplinaire.
On peut même commencer par se frotter les mains, et féliciter les initiateurs d’AFRICA FOOTBALL INVESTMENT, venue comme une véritable bouée de sauvetage pour le sport togolais dans son ensemble. Tellement, ses activités sont énormes, qui vont du Management des joueurs et entraineurs, à l’Assistance pour la Rédaction des textes fondamentaux de toute association ou toute fédération sportive. Quand on connait la taille des problèmes auxquels la Fédération Togolaise de Football, a fait face ces trois dernières saisons, on peut dire qu’elle a, derrière AFRICA FOOTBALL INVESTMENT, une raison d’espérer. D’autres fédérations dont chaque congrès ou élection, engendre problèmes, incompréhensions et tensions, peuvent y trouver également comme une sorte de réconfort. Les entraineurs et les joueurs, également, puisqu’il sera mis fin à leurs renvois abusifs, aux retards de paiement de leurs salaires, bref, leur précarité ne serait plus qu’un lointain mauvais souvenir, une fois qu’ils seraient liés à cette structure.

L’organisation des matchs de football et d’autres disciplines, aussi bien sur le plan local que sur le plan international, est également l’affaire d’AFRICA FOOTBALL INVESTMENT, ainsi que tout autre événement ou activité, ayant trait au sport dans toute sa dimension. Les présidents, secrétaires ou membres de club, pourront eux-aussi profiter de l’implantation de cette structure, des séminaires de formation périodiques sur de nombreux thèmes, étant prévus pour eux. Et pour les aider dans l’administration, dans la recherche du financement et de la gestion de leur club. Belle initiative qui risque de donner un nouveau visage au Togo du sport dont les acteurs ont manqué malheureusement par le passé, de ce genre d’assistance morale et juridique.

Tout ceci se fera sous la coordination d’un certain M. Walla Edjaïdé Pehena Bernad, membre influent du comité de normalisation qui a remis le 13 février 2016, le football togolais sur les rails… Ça faisait longtemps qu’il est connu dans la cité sportive nationale. D’abord, membre de Commission de la rédaction des statuts du football togolais, au milieu des années 1980, premier responsable de l’Asko de Kara autour de 1990, vice-président de la FTF et puis, président intérimaire de la Fédération Togolaise de Football entre juillet 2007 et janvier 2008.
Dans chacune de ces différentes missions, l’histoire retient de lui, une note de satisfaction presque totale… Les observateurs sportifs, pour la plupart, eurent à apprécier le professionnalisme et le sérieux, dont a fait preuve ce président de club, le seul, à avoir disputé un championnat sans s’incliner une seule fois. L’an 1996, grâce à ce monsieur, est bien gravé dans la mémoire collective des sportifs togolais. Son club, l’Asko, par sa composition, son organisation et son semi-professionnalisme, survola la saison : « J’ai mis 5 années pour en arriver là », rappelle cet ancien ministre, appelé plus d’une fois au chevet du football national. Le voilà de retour, à travers AFRICA FOOTBALL INVESTMENT, pour donner de l’espoir aux acteurs !