Dossier Spécial Africa Talents : Claude le Roy, un mal, nuisible pour plus de 7,798 millions de personnes

Cet article appelle à la guerre totale contre le destructeur de la sélection nationale du Togo. Depuis avril 2016, ils sont plus de 7, 798 millions, les Eperviers compris, à subir les frasques et nuisances d’un sélectionneur français qui leur pique près de 30 millions de francs CFA mensuellement. Contre la destruction totale de leur chose la plus chère. Et à la veille d’un match crucial contre les Comores, la plus grande et crédible association nationale, MMLK (Mouvement Martin Luther King), qui s’était toujours battue pour les déshérités, s’est une énième fois encore penchée vers une ligne qui n’était pas la sienne, à sa création… Avec un mot d’ordre assez clair, et qui s’oppose naturellement au maintien de Claude Le Roy à la tête des Eperviers : VENONS AU STADE AVEC NOS SIFFLETS !
Le MMLK, appelait le public à renforcer le mouvement « CLAUDE MUST GO », ce 10 septembre 2019 sur le stade de Kégué, à l’occasion du match Togo-Iles Comores. Et c’est en des termes sans équivoque : Venons et poussons Claude Le Roy à la démission, ou le gouvernement à le démettre.

UN STADE COMPLETEMENT ANXIEUX
Et bien, qu’est-ce qui se serait passé si le Togo n’avait pas eu que les Comores comme adversaire des préliminaires de la coupe du monde 2022 ? Ceci, loin d’être une interrogation, est plutôt une réflexion d’une supportrice des Eperviers, tout de jaune habillée, et qui a passé le temps de la rencontre « Togo-Comores » dans un coin du stade de Kégué, à égrapper son chapelet…
L’attitude anxieuse de cette supportrice, c’est, en tout cas, le symbole de ce qu’a vécu le maigre public qui s’est donné rendez-vous à Kégué pour cette rencontre de tous les dangers. D’abord pour le football togolais, ensuite pour le vieux technicien français, Claude Le Roy. Personne ne voulait surtout pas imaginer ce qu’il pouvait arriver au « vieux » au cas où le Togo tombait de nouveau à domicile. Les supporters des Eperviers qui ont choisi de ne pas s’y déplacer, peuvent après, se dire qu’ils avaient fait le bon choix. Tant, ils n’auraient aucune raison de se gêner pour un match dont le déroulement ne valait aucunement la peine. Ce qu’on retient à la fin de la prestation minable des représentants togolais, c’est la qualification pour le tour suivant (phase de Poule). Ni moins, ni plus !

LE TOGO A GAGNE MAIS…
« Les Eperviers ont gagné certes, mais le visage proposé n’était pas reluisant ». Il n’y avait pas meilleur constat à faire que cette phrase là-haut, sortie de la rédaction de Mawakisport.net, le 11 septembre 2019, lendemain de la nouvelle « cochonnerie » proposée par Claude Le Roy et ses poulains. Les spectateurs (et non les supporters) regardaient courir dans le vide, les Laba, Dossévi, Ayité, Bebou, Atsou et autre Atakora, et ils n’en étaient que plus révoltés. Les cinq mille curieux, voyaient souffrir et défendre leur base, les Djene, Ouro-Sama, Steve, Qloufadé, et ils se disaient, « ô quel calvaire ? ».
Dans un match contre les…Comoriens, le maigre public assistait également au déploiement d’efforts et de plongeons en l’air du goal Barcola, et il comprit pourquoi les 25 mille autres compatriotes, n’étaient pas là : les Eperviers ne jouaient pas au foot. Ils se débrouillaient… Et le confrère Mawakisport.net, de témoigner : « …Par contre, les Comoriens étaient à la fête. Très peu inquiétés derrière, ils avaient verrouillé le milieu de terrain et se sont créé de nombreuses occasions de but, il a fallu la vigilance et la pertinence du gardien Barcola pour éviter la catastrophe ».

DES EPERVIERS SANS ÂME, ET EVOLUANT DEVANT UN PUBLIC PRESQU’ABSENT
Sur les 30 mille supporters et fans des Eperviers qui avaient crié leur haro le 27 juillet 2019, sur le technicien français Claude Le Roy et réclamé sa démission devant le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé, il n’y en avait même pas sur ce match « Togo-Comores », le 1/5e. Il n’y avait donc presque personne pour encourager les joueurs, à faire meilleure prestation que celle de la première manche à Moroni. « La défense,…selon toujours le confrère Mawakisport.net, … n’en était pas une, fébrile et autant molle que du beurre au soleil ; le milieu de terrain n’a existé que de nom. Ceux qui l’ont animé se sont révélés incapables de faire la transmission vers l’attaque, et ainsi, de servir de bonnes balles aux attaquants. Du coup, l’attaque a dû se résoudre à l’attaque rapide, ce qui a donné un visage désordonné à sa prestation ».

Voilà dessiné avec ingéniosité le travail réalisé à Kégué par une équipe qui, jour après jour, match après match, prouve qu’elle est dénudée d’âme. Et ce, depuis l’arrivée à sa tête d’un certain Claude Marie François Le Roy. O Claude ! Cet homme, ancien entraineur national de la Syrie, fait partie, dit-on, des citoyens du pays qui a inventé les Droits de l’Homme. Son pays, la France, a vu passer d’ignobles sélectionneurs, mais a aussi eu l’intelligence de les chasser un à un. Tous ceux qui sont passés à la trappe, ont donc eu chacun leur fin brusque. Encore que ce qui a plu dans leurs différents comportements, c’est leur départ en temps voulu par la Nation française. Pourquoi serait-il aussi difficile pour les Togolais de se séparer d’un technicien français, Claude Le Roy, plus piètre que les pires tels que reconnus par l’Hexagone, elle-même ?

Les pires ont pour nom Henri Guérin (1962-1966), Michel Platini (1988 à 1992), Gérard Houllier (1992-1994), Jacques Santini (2002-2004) et Raymond Domenech (2004-2010). Tous les cinq, eurent l’honnêteté de déposer leur tablier tant qu’il était temps, et sans dire mot. Claude Le Roy a fait la promesse de quitter Lomé en cas de non qualification du Togo face au Bénin le 24 mars 2019 où se disputait la 6e et dernière journée des éliminatoires de la CAN 2019. Demandez le score, l’histoire vous indiquera 2-1 pour le Bénin. C’est malheureusement, cette même histoire qui témoigne aujourd’hui sur ces lignes que le « vieux » gueulard est toujours présent à Lomé ; et que c’est lui encore, le commanditaire du dernier match infâme réalisé par les Eperviers.

CLAUDE LE ROY, ATTAQUE PAR L’AMETROPIE
Mille et une raisons pourtant plaident en faveur du renvoi pur et simple de ce technicien français de 72 ans… D’abord son âge, étant donné qu’une enquête auprès de la plupart des joueurs qu’il convoque régulièrement en sélection, révèle qu’il a l’amétropie, vieillesse oblige. « Souvent, lorsque se passe une action ou même au cas où un but est marqué, c’est aux joueurs assis sur le banc qu’il demande de lui dire ce qu’il venait de se passer et l’auteur de l’action ». Claude Le Roy, en vérité, ne voit pas plus loin que 30 ou 40 mètres, comment pourrait-il entrainer et diriger une équipe de football ?

Il se fait aussi que sur le plan tactique, « le sélectionneur togolais est nul. », nous a rapporté un cadre de la sélection nationale. Pour le reste, on notera la suprématie, la force et l’incroyable indépendance qu’il a données à Shéyi vis-à-vis des autres, et comme ce dernier non plus ne fait preuve d’aucune retenue, beaucoup de bons joueurs ont préféré partir, que d’accepter de subir la dictature du capitaine. « Lorsque vous ne vous entendez pas avec Shéyi, vous n’avez pas votre place en sélection nationale », conclut un autre international en activité.

UNE EQUIPE COMPLETEMENT DETRUITE PAR SON ENTRAINEUR
Et puis, le vieux technicien dès son arrivée au Togo, et pour montrer la preuve de son insolente indépendance, a écarté sans ménagement quelques joueurs emblématiques de la sélection à l’instar d’Améwou Komlan, Bossou Vincent, Womé Dové, Ayité Jonathan… Ils avaient pourtant une phase finale de CAN dans leurs jambes. Et l’expérience en plus, qui aurait permis au Togo de faire une meilleure figuration à la CAN 2017 au Gabon. Et comme ce n’était déjà pas assez, Claude Le Roy, au cours de cette compétition, s’était permis de faire jouer un certain attaquant (Serge Gakpé) au poste de défenseur droit afin d’accélérer la fin de sa carrière internationale… Evidemment, ce dernier a dû tourner définitivement le dos à la sélection après une lettre publique émouvante. Tellement de choses se passent dans le nid de Claude Le Roy qu’elles ont aussi décidé également le défenseur Serge Akakpo à mettre fin à son idylle avec les Eperviers. Ceci, de la même manière que Gakpé. Le stoppeur emblématique togolais, n’avait plus la « même sensation » au sein de l’équipe du « sorcier » blanc. Que dire de Romao Alaixis qui a compris qu’avec le « vieux », rien de bon ne pourrait sortir ? Le capitaine de Reims, a juste agi sans parler. « Claude peut continuer sans moi », décrit son silence.

Aujourd’hui, son groupe se veut un mélange de bons et de soumis, de joueurs expérimentés et de bénis oui-oui qui, sur le terrain, ont du mal à s’entendre. La preuve, la dernière fois contre les Comores, le constat est vite dressé : « Les Eperviers ont gagné certes, mais le visage proposé n’était pas reluisant ».

APPEL AUX… PIRES SELECTIONNEURS FRANçAIS POUR SAUVER LE TOGO
A la fin du petit match du Togo contre les Comores, c’est donc, tout triste et tout confus que le public s’est transporté à la maison. Dans sa tête, rien que des interrogations sur ce qu’il pourrait arriver à son équipe nationale les semaines et mois à venir si les décideurs maintenaient le vieux bourgeois français.

Les pires sélectionneurs, la France en a connus aussi pourtant ! Le premier, Henri Guérin (1962-1966), a eu un mandat de 4 ans très compliqué, et a été même contraint de démissionner, suite à une révolte des joueurs et une campagne de presse fatale. Avec lui, la France s’est vu sortir de la coupe du monde anglaise de 1966 au premier tour. Evidemment, il n’en a pas survécu.

Le deuxième a pour nom, Michel Platini, celui là même pour qui toute la France débordait d’enthousiasme. Pour de bonnes raisons d’ailleurs. D’abord, pour avoir été un bon meneur de jeu et d’hommes, et ensuite parce qu’il connaissait, semblait-il, mieux que quiconque la citadelle bleue. Cette ancienne gloire, n’était pas arrivée à qualifier la France pour la coupe du monde de 1990. Ni passer au second tour de l’Euro 92 malgré le statut de favori des Tricolores. C’est par la fenêtre qu’il est parti.

Après l’expérience assez douloureuse de Patoche, place avait été faite à son successeur Gérard Houllier. Avec ce dernier, la France rata de nouveau le train des Etats-Unis, et la coupe du monde de 1994 se jouera sans elle. Là aussi, un sélectionneur français faisait comprendre au monde qu’il est un mauvais technicien. Avec, surtout, ses deux dernières rencontres jouées et perdues à domicile contre l’Israël et la Bulgarie, la France touchait le fond. Pour rien au monde, Gérard Houllier, ne pouvait résister à la colère de ses concitoyens.

Deux autres sélectionneurs ont suivi après les trois précités : Jacques Santini (2002-2004) et Raymond Domenech (2004-2010). Le premier, c’est le moins charismatique, celui qui n’a jamais convaincu les Français, tandis que le second a la mauvaise réputation d’être un mauvais communicant. Ce collège de mauvais sélectionneurs que forment ces messieurs, serait peut-être la seule association qui pourrait tirer le Togo d’affaires. D’autant plus que ces 5 techniciens démissionnés valent tous mieux que leur compatriote Claude Le Roy, qui s’accroche à ce poste comme une sangsue. Pourtant ni le public ni la presse, et même la majorité de ses propres joueurs, prient tous les jours que ce « sorcier blanc », pardon, ce « charlatan blanc », pour prêter le terme au célèbre consultant de RFI, le Camerounais Rémi Ngono, libère la sélection togolaise.

Yves de Fréau