M. AYEOTE Koumoumba, vous êtes Togolais d’origine, écrivain, Président de l’ONG Internationale ’’ Misère Option Zéro’’, Président de la Ligue des Droits de l’Homme section de Sarlat en France et membre du Parlement Africain de la Société Civile (PASOCI-ONU). Tout d’abord comment se porte votre ONG ?

L’ONG Internationale Misère Option Zéro fonctionne au mieux car depuis 2008, l’année de sa création à nos jours, je ne cesse de mobiliser l’énergie et la motivation de nos partisans et de nos engagés vers les méthodes de travail professionnelles et des programmes efficaces et à fort impact, qui d’une part améliorent la vie des enfants les plus démunis d’Afrique et d’autre part assure également un développement durable en Afrique.

Quels sont les objectifs de votre ONG ?

Misère Option Zéro à comme objectifs :
Les campagnes de lutte contre la déforestation en Afrique ;
La promotion des soins de santé de base ;
La sensibilisation des populations sur les IST/VIH SIDA, EBOLA et d’autres maladies tropicales ;
Soutient à l’alphabétisation et l’éducation ainsi que la formation professionnelle dans les zones rurales.

Quel bref bilan faites-vous des activités de votre ONG depuis sa création ?

Bientôt 12 ans plus précisément le 30 Septembre 2020, notre manifestation de la citoyenneté active répond aux besoins des populations grâce à un travail de fond. Nous sommes toujours sur le terrain, du Togo en Guinée Conakry en passant par le Bénin et le Mali, l’ONG Misère Option Zéro est visible par ses actions telles : les remise des kits scolaires aux enfants démunis ; les remises des vivres aux nécessiteux ; le reboisement ; les campagnes de sensibilisation ; les formations ; les conférences ; les ateliers etc. Je dirai que le bilan à nos jours est satisfaisant mais ce n’est que le début car plusieurs projets sont en cours c’est l’exemple du projet de construction d’une école à DUBREKA en Guinée, nous cherchons des financements pour concrétiser nos multiples projets dans le domaine d’éducation, de formation professionnelle, de santé, de protection de l’environnement, d’appui aux démunis et orphelins….

Pouvez-vous nous présenter en bref la Ligue des Droits de l’Homme et vos priorités en tant qu’actuel Président de la section de Sarlat ?

La ligue française pour la défense des droits de l’Homme et du citoyen, plus communément appelée Ligue des Droits de l’Homme ou LDH, est une association (loi de 1901) visant à la l’observation, la défense et la promulgation des droits de l’homme au sein de la République Française, dans tous les domaines de la vie publique.
En ma qualité d’actuel Président de la Ligue des Droits de l’Homme section de Sarlat, mes priorités se résument en ses points essentiels :
La collecte et la diffusion d’informations, la sensibilisation et la mobilisation de l’opinion publique ;
Diffuser les informations en vue de former la jeunesse de ma Ville dans le domaine des droits de l’homme ou de leur donner les moyens d’agir ;
Assistance aux femmes victimes de violences, quelle que soit la nature : violences au sein du couple, viols et agressions sexuelles, harcèlement sexuel… ;
Prévention active des violences faites aux femmes : interventions au sein des établissements scolaires, organisation des journées de sensibilisation en direction du grand public et des entreprises ;
Aide et accompagnement des étrangers en situation irrégulière en France ;
Participer activement à l’instauration des conditions matérielles nécessaires pour faire des droits de l’homme une réalité ;
Œuvrer en faveur de l’évolution démocratique afin d’accroître la participation des citoyens à la prise de décisions qui orientent leur existence et de renforcer la bonne gouvernance au niveau locale.
Contribuer à l’amélioration de la situation sociale, politique et économique ; à la réduction des tensions sociales et politiques ; à l’édification de la paix aux niveaux local, national et international ;
Enfin, sensibiliser aux droits de l’homme tant à l’échelle des pays que de la communauté internationale.

Êtes-vous toujours membre du Parlement Africain de la Société Civile et en quoi se résume l’essentiel de vos activités ?

Je suis toujours membre du Parlement Africain de la Société Civile, actuellement au titre de Vice-Président du Parlement Africain de la Société Civile, Représentant auprès de l’Union Européenne et des Institutions Européennes, Chef de Mission au Siège des Nations Unies à Genève.

Parlons de votre littérature, vous avez publié deux romans dont une autobiographie. Qu’est-ce qui vous a inspiré ? Est- ce une façon de vous faire entendre ?

J’ai été inspiré par l’Université des Universités c’est à dire la ‘’VIE’’, plus précisément ma vie de mon enfance à nos jours. Seul mon succès fera du bruit, à moi le travail dur et bien fait.

‘’AGBAGBA DZELA’’ (Le Battant), c’est carrément votre histoire ? Une enfance douloureuse, une jeunesse jonchée de grandes difficultés ?

Le titre originel de l’ouvrage ‘’AGBAGBA DZELA’’ en dit long pour ceux qui comprennent le dialecte EWE. Et cet ouvrage n’est que le reflet de ma vie, de mon enfance à nos jours : une enfance malheureuse, une jeunesse sans repère ni soutien mais une maturité assumée ; je demande humblement à chacun de se procurer du bouquin pour non seulement mieux connaitre ma modeste personne mais surtout de vivre le sens du mot ‘’persévérance ‘’.

‘’OMAR, fier de devenir français, même après sa mort’’ s’intéresse au sujet de l’immigration ? Est-ce aussi en partie votre histoire ?

Mon second désir de raconter et faire vivre une vie différente titré ‘’OMAR, fier d’être français, même après sa mort’’, où j’ai voulu souligner la dangerosité des expéditions clandestines, vendues à prix d’or, par les passeurs dont l’unique but est le profit pécuniaire d’une part et d’autre part, j’ai parlé du terrorisme qui frappe le monde entier et de la difficulté à différencier les immigrants qui aiment la France en voulant s’y intégrer, des fanatiques islamistes.
Confronté moi-même aux tracasseries administratives françaises à mes débuts, ma situation a été finalement régularisée et je suis bien intégré.

Parlons de vous, vous êtes aujourd’hui Français mais le TOGO reste votre pays natal qui vous a marqué à jamais même si aujourd’hui vous partagez votre amour avec la France votre nouvelle Patrie ?

Le TOGO, mon pays d’origine, qui m’a vu naître, grandir, m’a forgé ; la France, ma nouvelle Patrie m’a polir et c’est tout ce processus qui fait ma personnalité.

Vous vous intéressez toujours à la politique dans votre pays d’origine ?
Je reste un observateur de la vie politique Togolaise.

Vous avez beaucoup voyagé notamment en Europe et en Afrique où vous avez rencontré des Chefs d’Etats, est-ce dans le cadre de votre ONG ?

Mes voyages ne s’inscrivent pas uniquement dans le cadre de l’ONG Misère Option Zéro mais aussi dans le cadre du Parlement Africain de la Société Civile. Il peut arriver de faire d’un voyage, une pierre deux coups.

L’immigration reste un fléau qui décime la jeunesse africaine qui se laisser berner par les passeurs ?

Parmi les causes de l’immigration clandestine, figurent : le climat politique intenable, la situation économique figée, le manque de moyen financier et de perspectives d’emploi pour les jeunes.
Pour lutter contre ce fléau qui touche en grande partie les jeunes chômeurs et vivant dans une situation financière précaire, il faut que les Dirigeants Africains prennent des mesures plus efficaces que la sensibilisation des jeunes.

Alors, l’Europe ce n’est pas en fait le Paradis ?

En Europe comme n’importe où sur la terre, l’on doit travailler pour construire sa vie. La manne ne tombe pas du ciel en Europe, c’est le travail, rien que le travail, tout le travail pour pouvoir joindre les deux bouts.

Votre message à l’endroit de ceux qui vont vous lire ?

A l’endroit de la jeunesse africaine, je dirais tout n’est pas perdu, gardée l’espoir, l’avenir du monde est en Afrique, un sursaut est fondamentale.
J’exhorte les Dirigeants africains à offrir des opportunités développement aux jeunes qui leur permettront de créer des changements positifs dans leur communauté à la base.

Réalisée par Révérence TV