PASMIN POUR UNE COLLECTE DE DONNEES PLUS LISSE

La collecte des données au niveau des districts sanitaires de Lomé et des régions du Togo s’organisait dans des conditions mettant en difficulté la qualité des données

A ce propos, s’exclame Ama Wampa (point focal paludisme au district 4 de Lomé) : ‘’Avant l’appui du PASMIN, la collecte et la compilation des données ne mettaient pas l’emphase sur la qualité, la vérification était quasi inexistante. Il y’avait donc un hiatus entre les données du terrain et celles qui étaient collectées. Cela dit, ces insuffisances constatées réfrénaient notre engouement au travail ’’.
Autre témoignage de Abla Nomboh (Point focal SNIS district 2 Lomé) : ‘’Avant l’inter- vention du PASMIN, il prévalait dans notre district un manque d’organisation quant aux supervisions mensuelles de collecte, de contrôle et de validation des données’’.
A terme, les insuffisances associées au processus de collecte de données compro- mettaient le travail des prestataires de santé au niveau des districts sanitaires de Lomé et des régions du Togo.

UNE COLLECTE DE DONNEES PLUS LISSE

Suite à la mise en œuvre du PASMIN, de nettes améliorations ont pu être observées dans le processus de collecte au niveau des districts sanitaires

Selon Abla Nomboh : ‘’ Désormais, les réunions de supervision mensuelles sont effec- tives dans notre district. Autrefois, les saisies des données étaient exclusivement faites par les OPS et les points focaux mais aujourd’hui, d’autres acteurs ont la possibilité de procéder aux saisies avec les tablettes’’.
L’appui du PASMIN a permis de mettre en évidence la qualité des données lors du pro- cessus de collecte.
‘’De plus en plus, les données sont beaucoup plus conforme aux réalités du terrain’’ affirme Wampa Ama.
Une prise de conscience s’opère auprès des prestataires de santé sur la nécessité dans leurs démarches d’intégrer l’aspect qualité des données. De cette prise de conscience, il apparait un engouement des prestataires à œuvrer dans ce sens

L’APPROPRIATION DES BONNES PRATIQUES PAR LES COMMUNAUTES, UN CAPITAL EN PHASE DE CONSTRUCTION

Le schéma d’action du PASMIN se concrétise par l’identification des quelques résolutions des bénéficiaires qui dénotent une appropriation moyenne des bonnes pratiques

Sur un plan purement opérationnel, le discours narratif des agents de santé communautaire impacte directement sur l’intention des populations à l’adoption de comportements positifs tant pour la prévention des maladies que pour la prise en charge sanitaire.
En témoignent les quelques bénéficiaires suivants :
‘’J’ai donné uniquement le lait maternel à mon bébé jusqu’à six mois. En ce moment, je peux vous assurer que mon enfant a une bonne croissance. Je ne compte pas m’arrêter là, je profite des espaces d’échanges qu’offrent les réunions de ma coopérative pour transmettre les conseils que j’ai reçus aux autres femmes’’.
Propos tenus par Kamelekom Rosalie 39 ans mère d’un nourrisson de 9 mois habitant la localité Ogoulamatessi

« Je nourris mon bébé exclusivement au lait maternel, conseils que j’ai reçus des ASC et des accoucheuses. Depuis, mon bébé se porte bien. Quant au paludisme autrefois, ma famille et moi, nous nous soignions à l’aide des médicaments vendus sur le marché. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, je dors sous une moustiquaire mais en cas de maladies, je me rends directement chez l’ASC. Pour faire face aux maladies dans ma communauté, je donne beaucoup de conseils aux autres femmes par exemple protéger les jarres, détruire les eaux stagnantes pour réduire les moustiques. A d’autres femmes en cas de maladie, je conseille d’aller voir l’ASC pour soit les traiter ou soit les référer aux formations sanitaires.’’
Propos tenus par Pali Clarice 38 ans mère d’un nourrisson de 1 mois habitant la localité Ogoulamatessi.

Le discours des acteurs vient enjoindre à ces commentaires une connotation positive sur l’appropriation des bonnes pratiques par les communautés à en juger par leur perception sur l’amélioration de l’état de santé des bénéficiaires.
D’une part, selon Nandjirgma Nakoh Chef service et assainissement de base de la région des savanes ‘’ Nous observons une amélioration de la santé de la mère et de l’enfant dans la région des savanes ’’.
D’autre part selon Sanoussi Essi Bassirou responsable service hygiène et assainissement centre hospitalier, préfectorale d’Aného : ‘‘ l’état de santé des bénéficiaires s’est amélioré sur le plan environnemental et psychologique.

La rédaction