La toute première édition du Salon International de la Femme Musulmane SIFEM, s’ est tenue ce samedi 30 mars à la Maison du Hadj de Lomé sous les hospices de l’ONG Action Internationale pour la Promotion du Développement AIPD.

L’AIPD a lancé cette première édition du Salon International de la Femme Musulmane sous le thème : Femme musulmane, compétence et influence. C’est dans le but d’éveiller les femmes musulmanes sur leur rôle, leur potentiel, et pour marquer le mois de la femmes, que ce salon s’est tenu.
Les panels et les ateliers organisés au cours du salon, ont simplement servi de rappeler aux femmes que même l’Islam depuis des centenaires, leur permet d’initier, d’entreprende et de décider dans les sociétés dans lesquelles elles vivent. Certaines valeurs culturelles ne doivent pas servir de barrières à leur épanouissement et à leur participation aux sphères de prise de décision. C’est ce qu’a souligné Faré Assane, président du conseil d’administration de l’AIPD :

« L’Islam a donné la liberté à la femme de s’exprimer librement, d’entreprendre les activités comme il faut. Mais pour des questions d’ignorance et de certaines valeurs culturelles, on constate que ces femmes sont un peu marginalisées. C’est alors que nous nous sommes dits de nous retrouver, pour outiller les participantes à ce salon, afin qu’elles puissent agir pleinement et de façon effficace  »

Pour Moustapha Farida, jeune femme musulmane et maîtresse de cérémonie lors du salon, les femmes musulmanes n’arrivent pas à faire valoir toute leur compétence et leur potentiel. Le temps d’un salon du genre du SIFEM, servira à leur faire comprendre qu’elles peuvent et qu’elles doivent influencer la société de façon positive.

« Il y a plusieurs femmes musulmanes qui ont des compétences, mais qui n’arrivent pas à les faire valoir. Ce salon est un cadre qui permettra tout simplement de rappeller à ces femmes qu’avec leurs compétences, elles doivent influencer la société positivement, et travailler de sorte que le développement puisse prendre son envol »

Cette première édition du Salon International de la Femme Musulmane a tenu toutes ses promesses , tant sur les panels que sur les ateliers. Les dizaines de participantes ont bien compris les rôle qui sont leurs. La femme est le pilier de la société, elle est la porte du paradis, comme certaines panélistes l’ont affirmé.

 

Midohui Têko