Cinq  pays de l’Afrique de l’ouest en réflexion sur la sécurisation foncière et le droit d’accès des femmes à la terre

Le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Niger  sont en séminaire sous régionale ces 29 et 30 octobre à Ouagadougou, autour de la thématique :  » la sécurisation foncière et les droits d’accès de la femme à la terre en milieu rural en Afrique de l’ouest : acquis, insuffisances, défis et perspectives », en vue d’une analyse de l’état des lieux des droits d’accès de la femme à la terre, dans ces différents pays pour une meilleure promotion.
À l’horizon 2050, la population de la Communauté Économique Des États de l’Afrique de l’Ouest CEDEAO, sera portée à 1 milliard et plus de 70% de la population agricole seront des femmes. Au vu de ces chiffres, il est important que ces femmes aient un accès réel et équitable à la terre. Le constat est tout le contraire.

Pour Yvette Dembélé, Secrétaire d’État auprès du ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, chargée des affaires sociales, des personnes vivant avec un handicap et de la lutte contre l’exclusion du Burkina, elles ont majoritairement « des droits restreints et provisoires, alors qu’elles constituent la main d’œuvre par excellence dans le monde agricole ».

La Konrad Adenauer Stiftung KAS, lutte depuis plus de 2 ans, aux côtés du Togo, du Bénin, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire pour apporter une solution appropriée à ce mal, à travers son projet :  » un seul monde sans faim , les droits fonciers des femmes en Afrique de l’ouest », EWOH2

Pour Peter Koch, représentant adjoint de la KAS, le projet EWOH 2 est mis en œuvre pour régler les disparités liées à l’accès aux terres et surtout renforcer l’autonomisation des femmes.
Ingo Herbert, ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne à Ouagadougou, a salué cette belle initiative de la KAS. Il a convié les États à assainir les législations au niveau du foncier, pour que les femmes ne soient plus confrontées à des difficultés.

Les femmes, principales utilisatrices des terres doivent en être propriétaires. Ainsi, elles pourront bénéficier de financements auprès des institutions financières, pour accroître la productivité des terres. Les résultats qui en découleront, tels que l’essor économique des ménages et la réduction de la pauvreté, seront de véritables atouts pour cette avancée remarquable de l’Afrique.

MIDOHUI Têko Damien