L’Autorité Nationale pour l’Interdiction des Armes Chimiques (ANIAC) est créée le 04 novembre 2015 pour répondre aux obligations de la Convention sur l’Interdiction des Armes Chimiques (CIAC). Ces obligations sont la lutte contre la mise au point, la fabrication, l’emploi, le stockage et le transfert des produits chimiques pour leur usage responsable au profit des populations. Pour cette année 2019, l’ANIAC a fait le bilan de ses activités lors d’un point de presse qu’elle a animé ce 27 décembre 2019 à son siège à Lomé.

Durant l’année 2019, l’ANIAC-TOGO a mené plusieurs activités dont des tournées nationales de sensibilisation à Kara puis à Kpalimé, des visites d’inspection, des ateliers de formation à l’endroit des parties prenantes et acteurs impliqués dans les activités chimiques au Togo. Dans ce lot d’activités, un atelier de réflexions a permis l’élaboration  » d’un avant-projet d’arrêter interministériel portant interdiction d’importation, de production, de conservation et de commercialisation de boissons (Soukoudai) et d’aliments à base de chloroforme et de ses dérivés au Togo « .

Une visite de travail effectuée par la Commission Marocaine pour l’Interdiction des Armes chimiques qui s’est tenue du 25 au 29 mars 2019 à Lomé, a servi au renforcement de capacités des structures togolaises qui sont impliquées dans la mise en oeuvre de la CIAC. Ce qui a permis le lancement d’une coopération sud-sud entre l’organe de lutte contre les armes chimiques du Togo et celui du Maroc. Bien d’autres activités sont menées par l’ANIAC-TOGO.

Au-delà de ces activités menées, l’ANIAC-TOGO fait face à des difficultés relevées par le professeur Pakoupati BOYODE, président de l’ANIAC- TOGO :
 » malgré la détermination de l’Autorité Nationale à mieux gérer les produits chimiques, un certain nombre de difficultés liées à la complexité des différents usages de produits chimiques, au problème de budget ainsi qu’à la disparité des structures de coordination et de gestion des produits chimiques qui subsistent « . Il a par ailleurs insisté sur  » la problématique des déchets chimiques présents dans la plupart des laboratoires et certaines unités industrielles qui ne trouvent pas de solutions pour leur évacuation, d’où la nécessité de trouver un site de pré stockage des déchets chimiques ou un site d’enfouissement , dont l’ultime solution pourrait être un incinérateur grande capacité pour détruire certains produits très toxiques « .

Le professeur Pakoupati BOYODE a aussi rappeler la nécessité de disposer d’un laboratoire qui peut débuter par l’acquisition d’appareils au fur et à mesure.

Jeune structure qu’elle est, l’ANIAC-TOGO fonctionne grâce au financement du Trésor Public. Et pour la rendre plus autonome il lui faut un budget propre à elle. Pour l’ANIAC-TOGO, un instrument juridique est en cours d’élaboration, pour lui permettre de mener plus d’actions en matière d’utilisation des produits chimiques.

Paul-Damien Têko MIDOHUI

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