Terre des hommes, le Mouvement Africain des Enfants et des Jeunes Travailleurs MAEJT et ENDA Jeunesse-Action ont clôturé ce jeudi à Lomé, le deuxième atelier régional de bilan annuel et de planification des activités de l’année 3, du projet de protection des enfants migrants le long du corridor Abidjan-Lagos CORAL.

 

Lancé en avril 2017 à Cotonou au Bénin, le projet CORAL couvre 25 localités des 5 pays du corridor Abidjan-Lagos : la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigéria. En 3 jours, les 56 participants à cet ateliers, venus des 5 pays ont dressé le bilan pour chaque pays de la deuxième année de réalisation du projet CORAL.

 

Malgré quelques difficultés rencontrées, des résultats concrets et satisfaisants sont obtenus dans la protection des enfants en mobilité. Prévu pour une durée de 3 ans, le projet CORAL a enregistré en 24 mois sur les 5 pays, 22014 enfants sur 25000 concernés par la mobilité.

C’est claire que le projet a largement évolué et d’autres bons résultats obtenus et ajoutés à celui-ci, font dire aux responsables du projet CORAL que, la troisième année verra la réalisation totale du projet.

 » Nous sommes à 91% du taux de réalisation de ce projet. Nous pensons que nous sommes sur la bonne voie pour atteindre les 100% de réalisation physique des activités de ce projet au terme des 3 ans  »

Il faut noter que le projet CORAL a mis à contribution, plusieurs acteurs dont ceux du gouvernement et ceux des collectivités locales. À travers les plaidoyers des responsables du projet CORAL, ceux-ci ont amélioré leur perception de la situation des enfants en mobilité, et ils s’impliquent de mieux en mieux dans la protection des enfants migrants.

Le gouvernement est là pour accompagner les responsables du projet CORAL, parce que  » c’est sur une cible du gouvernement qu’ils interviennent. Le Togo va se rendre disponible pour créer toutes les conditions afin que le plus grand nombre des enfants soit atteint « . Il faut aussi  » qu’on puisse prévenir cette problématique de mobilité des enfants qui quittent leur cercle familial, leur communauté pour aller vers des horizons inconnus avec des conséquences désastreuses « .

Les enfants migrants ou en mobilité ont besoin du soutien et de l’accompagnement de tous. Leur protection, appelle à une synergie d’action des acteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux, aux partenaires techniques et financiers tels que, l’Union Européenne qui finance le projet CORAL à hauteur de 1.450.630.000 de francs CFA.

Midohui Têko