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26 février 2021

Chronique de Yves de Fréau: Des certitudes envolées et une certitude naissante…

Des certitudes envolées et une certitude naissante…

Togolais d’ici ou d’ailleurs, supporters des Eperviers, nous étions remplis d’ambitions pour les couleurs de notre pays, au lendemain du tirage au sort des éliminatoires de la CAN 2019. Dans un groupe D contenant l’Algérie, le Bénin, la Gambie et le Togo, on était sûrs de passer. Mais lorsque le 24 mars dernier, le rideau de ces éliminatoires est tombé, et que nos Eperviers et leur guide Claude Le Roy, ont été blackboulés, ce qu’il nous reste n’est qu’amertume et déception. Notre conviction s’en est trouvée entamée, et nos certitudes envolées. On se sent tous trompés. Floués par un sélectionneur qui n’a plus rien qu’un passé assez maigre d’un titre continental obtenu en 1988, qu’il s’est plu durant trois années, à nous brandir. Un technicien visiblement sans conscience, qui fait tout pour être méprisé jour après jour par un peuple si gentil. Un peuple si doux, si tolérant que celui du Togo.
Et si un jour, il me faudra conter l’histoire de ces éliminatoires, je dirais tout simplement que de la même manière (défaite 0-1 face à l’Algérie), Claude Le Roy les a entamées, de la même manière (défaite 1-2 devant le Bénin), il les a bouclées. Comme pour symboliser son incapacité chronique à assoir une équipe nationale crainte et respectée. Avec naturellement au bout, une dernière place devant d’insignifiants adversaires, une honteuse élimination et beaucoup d’amertume que toute la population togolaise a du mal à refouler. On peut donc facilement comprendre ces millions de voix qui s’élèvent et continuent de s’élever pour que soit mise fin à cette imposture. Pour que soit limogé le pire des sélectionneurs blancs que notre pays ait connus. Même les partis politiques de l’opposition, peu enclins à des sujets sportifs, sont sortis de leur mutisme.

Au début de cette semaine, la Coordinatrice des…14 partis politiques de l’opposition (C14), Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, comme bien d’autres, s’en est allée de ses envolées exténuantes… Et tout en « regrettant » l’échec des Eperviers du Togo face aux Ecureuils du Bénin à l’issue de ces éliminatoires qualificatives pour la phase finale de la CAN 2019, elle a jugé « scandaleuse » la situation que traverse le football togolais. Faisant donc clairement allusion à Claude Le Roy, elle déclare que « ce qu’il se passe dans ce domaine-là est grave…On a amené une personne ressource qui est payée très cher et qui ne donne aucun résultat depuis des années. C’est incompréhensible ». Il serait superflu de préciser sur cette page que la dame Adjamagbo-Johnson, s’interroge et interroge : pourquoi cette personne ressource est toujours là ?

Des millions de Togolais se posent la même question. Et le MMLK (Mouvement Martin Luther King), est même allé plus loin en projetant l’organisation d’une marche le 06 avril 2019 pour « exiger le départ de Claude Le Roy ». Evidemment, cette marche n’est pas autorisée par le ministre Payadowa Boukpessi de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales, pour motif que « l’itinéraire choisie pour cette manifestation est inappropriée ». Curieux comme raisonnement ! Drôle de motif qui m’amène à une réflexion… Celle-ci va peut-être servir également à calmer la colère de la Coordinatrice de la C…14 ou C8, je ne sais plus… On savait que dans ce dossier « Claude Le Roy », Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, furieuse, a déclaré que « le régime n’a aucune volonté de développer le football togolais (…) que ce régime n’a strictement rien à foutre des Togolais… »

A tout ce monde, on répond trêve de discours ! Il ne devrait pas avoir de débats autour du départ de Claude Le Roy. La seule chose qu’on puisse faire pour ce technicien gueulard et vendeur d’illusions, c’est de lui trouver un vol qui l’emporterait définitivement quelque part dans « sa » France natale. Pour un sélectionneur qui avait trois années de contrat avec le Togo, entamé un certain 4 avril 2016, cela ne pouvait en…aucun cas aller au-delà du 6 avril 2019. D’où l’inutilité de la marche projetée par le MMLK. C’est sans doute ce que le ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales, s’était gardé de signifier clairement au pasteur Edoh K. Komi, président de MMLK, la voix des sans voix, préférant user des termes traditionnels de la « maison ».
Quant à la Coordinatrice de la C14 ou C8, il lui est demandé juste de prendre son mal en patience, étant donné que le chef de l’Etat togolais, son Excellence Faure Gnassingbé est très loin d’être un imbécile pour prolonger le contrat d’un vieil homme de 71 ans, qui non seulement a perdu ses reflexes et sa lucidité, perd aussi tout doucement sa vue. Le premier sportif togolais n’a aucune raison de reprendre un vieux technicien, incapable de bien regarder les actions d’un match de football qui se déroulent à plus de 30 mètres de son banc technique. Pour moi, c’est une certitude.

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