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25 janvier 2021

DOSSIER/ Bassam Zebib (coach de Gbohloé-su FC: Un tacticien hors pair, un coach confirmé

A peine débarqué à Aného, ville située à 45 kilomètres de Lomé en longeant la côte sud du Togo sur le rebord de la mer, le coach Bassam Zebib est lancé par ses dirigeants dans une compétition internationale du nom de TLS-Elites Cup. Cette coupe qui était à sa troisième édition, enregistrait pour la première fois la participation du club Gbohloé-su d’Aného, avec un double objectif : celui d’avoir une nette idée sur les capacités techniques et tactiques du nouveau coach et au même moment, tester les joueurs sur lesquels son point d’honneur est mis…

Ce que ne savaient pas les dirigeants de Gbohloé-su FC, c’est que leur nouvel entraineur, est un homme qui ne fait rien sans y mettre entièrement son cœur et toute la fougue qu’en lui, il porte. Bassam Zebib est un battant, un vainqueur dans l’âme, un mort la faim tout simplement. Et lorsqu’en ouverture de ce tournoi, il courbe l’échine (0-1) devant Sémassi FC, l’une des grosses écuries nationales, il jura de ne plus se faire prendre, du moins, dans la suite de la compétition. « J’ai regardé Sémassi jouer, j’en ai vu d’autres aussi, et j’ai compris comment jouent les clubs togolais. Je sais à présent comment les contenir ». Ce sont les mots du technicien français avant d’aborder son second match face à l’Asfosa de Lomé, club évoluant en deuxième division nationale.
La démonstration du savoir faire tactique
Lors de sa rencontre décisive devant le club de la Forêt sacrée, Gbohloé-su FC n’a nullement fait dans le détail. Il a plutôt carburé fort en s’imposant 4-0 devant un adversaire qui n’a rien compris du jeu prôné par les Requins et leur guide. Le challenge suivant, n’est autre que l’AS OTR, l’une des formations les plus équilibrées du Togo. La plus organisée aussi. Se dressant devant le club d’Aného comme un véritable foudre de guerre, l’équipe entrainée par Maurice Noussoudjin, bien aimé et apprécié pour son travail et ses résultats convaincants, impose son jeu durant presque toute la mi-temps. De l’autre côté, on guettait plutôt le moment juste. L’ordre tactique est donc donné à la pause par Bassam : « J’ai juste mis un second attaquant en jeu à la place d’un milieu, avec l’ordre précis de tourner autour de la défense adverse et de la gêner dans ses relances. Par ailleurs, j’ai demandé aux joueurs d’être plus haut dans leur placement ». En résumé, une sorte de harcèlement qui n’a pas tardé pour offrir son gain.

Très vite après la pause, l’AS OTR est menée 1-0. Puis, 2-0 peu après… La participation à la phase de demi-finale, venait d’être assurée par Gbohloé-su face à l’ogre des Officiers des Recettes. Et leur réduction du score (1-2 au moment où les Requins étaient amputés d’un élément expulsé pour un deuxième carton jaune), n’aura à la fin, aucune incidence sur les nouvelles ambitions des dirigeants du club des Lacs. Quant au coach Bassam Zebib, bien que se le jouant modeste, il avait du mal à se retenir, lui qui, avant le match de demi-finale avoua à la presse : « l’appétit vient en mangeant, vous savez, et là où nous venons d’atteindre nous donne le droit de rêver, d’aller loin. Et pour moi, aller loin, c’est remporter la coupe ». L’Entente II venait ainsi d’être prévenue…
Des ambitions de triomphe final déclarées
Et même si c’est avec un groupe décimé (5 joueurs blessés et un expulsé) que Gbohloé-su FC, eut à aborder son face à face, avec les Jaune et Bleu de Kodjoviakopé-Nyékonakpoè, la gestion technique et tactique du match par le technicien français, était au dessus. Jusqu’au point où un de ses collègues, pas un moindre hein !, n’a pu s’empêcher depuis les tribunes, de faire cette remarque : ce Blanc-là est trop fort. Comment est-il arrivé à maitriser aussi vite le jeu de ses différents adversaires ?

L’ancien coach de l’Entente II, le cher Amegnito Akouètè, a sans doute oublié que Bassam Zebib, avait fait un passage dans le championnat togolais entre 2005 et 2006, à la tête d’Agaza Omnisport de Lomé, un club redoutable à l’époque. Et que pour un monsieur dont le statut professionnel en Europe, est EPF, c’est-à-dire, entraineur professionnel de football, et fort d’une expérience de haut niveau de 25 ans, les choses ne pouvaient aller que dans ce sens. L’Entente II n’avait donc pas trop tort de se casser les côtes en s’y frottant. Un petit score 1-0 mais suffisant pour l’ancien Directeur technique du Liban (2003-2004) de disputer sa première finale de coupe au Togo. Seulement, une finale face au puissant club de Sokodé, Sémassi FC, ce n’est jamais gagné.
Mais, comme, dans la vie et encore plus, en football, il faut ce brin de chance pour accompagner les efforts, le destin a fait qu’une bonne semaine, séparait les matches des demi-finales de l’apothéose. Là, le coach Zebib pouvait compter sur ses éléments blessés. En finale, c’est une équipe d’Aného toute fraiche et bien présente sur tous les duels que croisent les Guerriers de Tchaoudjo.
Des Requins bien frais et bien présents pour la finale

Très vite l’on remarqua que les temps ont changé. Evidemment ! Et les intimidations des joueurs de Sokodé, ajoutées à la grande connaissance du football togolais par le coach Abraw Sammer, président, il y a quelques années, de l’Association des Entraineurs de Football du Togo, n’ont été d’aucune menace pour les Requins d’Aného. Au contraire, c’est la bande à BZ, qui a fait montre devant l’ogre Sémassi FC, de sa maitrise défensive, d’une assise parfaite du milieu de terrain dans cette finale. Le tout se termina bien entendu par un résultat nul et vierge, suivi des tirs au but qui ont consacré Gbohloé-su FC.
« Une finale, comme on le dit, ne se joue pas, elle se gagne. Et pour la gagner, il faut d’abord s’adapter au jeu de son adversaire, avant de se lancer. J’ai joué et perdu lors de la première journée contre cette équipe dont les éléments en attaque sont bien costauds et vont vite. J’ai su bien les prendre ». Parole du tacticien moderne au service des Requins de l’Atlantique.

Et bien sûr, au service du football togolais dont on a toujours reproché à ses animateurs, une faiblesse tactique chronique. La présence du technicien français Bassam Zebib dans ce championnat, augure de très bonnes choses, pourvu qu’il y reste. Car dans une situation tactiquement et techniquement précaire dans laquelle se trouvent les clubs champion et vice-champion du Togo, sans insister sur les enseignements archaïques du sélectionneur Claude Le Roy, il faut pour les clubs togolais, de faire de près ces genres de recyclage en direct.

Ce n’est donc pour rien que le monsieur sort de cette 3e édition de TLS-Elites Cup avec la distinction de vainqueur et de meilleur coach, lui qui déjà en 2004, a été élu meilleur entraineur du Tournoi international de Bobigny en France, avec l’équipe nationale du Liban des moins de 18 ans sous sa double casquette de sélectionneur et de Directeur technique national. Bien avant, et entre 1999 et 2002, il était à a tête de Bordeaux Athlétic Club.
Connu dans les années 2005-2006 au Togo comme Directeur technique et entraineur d’Agaza, il a bénéficié du même statut en Liban, à la tête de Club Moubarrah, évoluant en première division et avec laquelle il remporta la coupe nationale et la super coupe du Liban. C’est toujours dans ce pays qu’il a fait des prouesses avec Saïda Club et d’autres encore sur le continent. En Burundi, en Guinée, BZ a laissé des traces, on dirait, indélébiles.

Akué Kpakpo Edoh

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