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28 janvier 2021

La 3e édition du mois de la diaspora africaine constructive est rentrée  dans l’histoire: discours intégral de Moïse Tchando Kérékou

La 3e édition du mois de la diaspora africaine constructive est rentrée  dans l’histoire: discours intégral de Moïse Tchando Kérékou

Assalamu Alaykoum Wa ramatou lahi wabara katu
Que la Paix, la miséricorde et la bénédiction d’Allah soit sur vous !

Monsieur le Représentant de l’Emir de Dubaï ;
SE Monsieur Olusegun Obasanjo, Ancien Président de la République Fédérale du Nigeria ;
Monsieur Lionel Zinsou, Ancien Premier Ministre de la République du Bénin ;
Honorable Sénateur Bill Perkins, parrain des Éditions du mois de la diaspora,
Monsieur le Maire de la Commune de Agoèyieve 1,
Ses altesses, les Rois et Chefs traditionnels,
Monsieur le Premier Ministre de la Diaspora,
Monsieur les Présidents des Hauts Conseils de la Diaspora africaine,
Chers soeurs et frères de la Diaspora,
Mesdames et Messieurs,
Distingués Invités,

Comme il est de tradition en Afrique, terre de culture et d’hospitalité, je voudrais à la suite du mot de bienvenue du Directeur Saige-Dubaï, vous adresser aussi mes chaleureuses salutations de bienvenue à cette rencontre festive du donner et du recevoir qui consacre la troisième édition du mois de la diaspora africaine constructive.

Je voudrais aussi remercier du fond du coeur, les autorités émiratis pour avoir accepté la tenue de cet événement de haute portée continentale et panafricaine sur leur territoire chargé d’histoire. Ensuite, remercier et dire toutes mes admirations aux collègues membres du comité d’organisation qui n’ont ménagé aucun effort et ont mis les bouchées doubles pour la réussite de cette troisième edition.

Mesdames et Messieurs, distingués invités, la première édition du mois de la diaspora qui s’est tenue le 5 septembre 2018 à Lomé, fut un grand succès aux dires des tous les participants, de bon nombre d’observateurs extérieurs et de la presse internationale. Elle a connu son épilogue avec la création du Groupe SAIGE, Société Africaine d’Investissements et de Gestion des entreprises dont je suis le Conseiller Général. SAIGE, société dont le capital est détenu par la diaspora est donc le fruit des réflexions menées en 2018 et qui ont porté sur le thème : Émigration, décentralisation et opportunités de developpement.

Quant à la seconde seconde édition, elle s’est tenue le 5 decembre 2019 à Lomé et a porté sur le thème : Diasporas africaines, Acteur de Développement. Cette Édition riche en couleur comme la première a consacré la création de la Maison du Savoir et des Opportunités. La MSO est comme son nom l’indique une maison au couleur africaine dont le portail est ouvert grandement pour accueillir la Diaspora. A l’opposé de la porte de non retour des siècles passés, c’est la porte de retour de nos soeurs et frères africains sur nos terres ancestrales que nous voulons célébrer. Par ailleurs, étant à l’ère du numérique, la MSO se veut être dans un futur proche un incubateur pour les start up de jeunes, un incubateur basé sur le model de Station F en France. La MSO disposera de son propre fonds le FISDA, le Fonds d’investissements et de Solidarité de la Diaspora Africaine et de sa plateforme de crownfunding, que nous présenterons au cours de cette journée d’apothéose.

Mesdames et messieurs, distingués invités, plus personne ne se doute aujourd’hui de l’énorme potentiel de l’Afrique en attente d’être valorisé. Au nombre de ce potentiel se trouve en pôle position, sa Diaspora. La Diaspora africaine aujourd’hui, c’est environ à 200 millions d’africains vivant hors du Continent. C’est aussi environ 65 milliards de dollars de fonds rapatriés en Afrique dont plus de la moitié pour l’Afrique de l’ouest seule. Cette manne financière astronomique est largement suffisante pour développer une nouvelle dynamique de croissance sur notre cher et beau Continent car ce montant des transferts représente plus de 100 fois l’aide au développement et plus de 5 millions de fois l’aide dont a bénéficié l’Europe pour sa reconstruction, connue sous l’appellation de Plan Marshall.

Et… tenez vous tranquille, ces chiffres concernent uniquement la nouvelle génération qui a émigré ces 30 dernieres années. Ils ne tiennent pas compte des anciennes générations de familles établies depuis longtemps et devenus assimilés aux nations étrangères ; premieres générations plus aisées et bourgeoises.

Maintenant, imaginez qu’on arrive à mobiliser, canaliser et orienter seulement 1% de cette importante manne financière d’une part pour des projets d’investissements structurants à fort potentiel d’emplois pour la jeunesse africiane et d’autre part pour des projets publics à fort potentiel social pour juguler définitivement la pauvreté. Ne serait-ce pas formidable ? C’est tout l’intérêt des differents dispositifs (SAIGE, MSO, FISDA…), que nous mettons progressivement et minutieusement en place avec grand enthousiasme et une determination inébranlable, avec foi et un esprit de suite. C’est le lieu de reconnaitre le génie, la vision et les merites d’un homme humble, discret et exemplaire, de le féliciter et de le remercier pour son indefectible engagement à cette noble initiative et à la cause panafricaine auxquels j’adhère entièrement, je veux nommer notre frère et ami, M. Kovi Akouété ADANBOUNOU, actuel Maire de la Commune de Agoè-Nyivé 1.

Ceci dit, nous avons comme vision d’accompagner nos États dans leurs differents projets d’investissements ; ces Etats qui ont compris que l’aide au développement, les prêts et l’endettement ont leurs limites. Nous voulons aussi accompagner les jeunes dans leurs rêves d’une Afrique juste et moderne. C’est cela qui explique nos efforts de mobilisation de la diaspora. C’est la mission que nous nous sommes assignée.

Cette vision et cette mission, nous laissent tous entrevoir un changement de paradigmes qui veut donner une place prépondérante à l’investissement de la Diaspora dans la transformation industrielle et les infrastructures en lieu et place de l’aide au développement quasi-désuets et de l’exportation de nos matières premières brutes. C’est ainsi que nous arriverons à lutter efficacement contre l’émigration, la fuite des cerveaux et la pauvreté, ainsi qu’à l’Immigration devenue la bête noire des Etats européens ; et à mettre en place de manière pérenne et efficace un nouveau système de production endogène et des structures de mise en oeuvre tropicalisées et adaptées à nos réalités. Il est temps que l’Afrique se prenne en charge. Nous devons compter sur nos propres forces et cesser de croire à une hypothétique aide au developepment.

Pour ce faire, nous devons penser à des mécanismes sophistiqués qui ne laissent aucune place au hasard et qui rassurent tous les acteurs, aussi bien les pouvoirs publics, le secteur privé, les investisseurs, les institutions financières, la diaspora et les usagers. Au nombre de ces mécanismes se trouve le Partenariat Public Privé en tant qu’outil puissant et indispensable de mise en oeuvre des projets d’investissements publics. Lors du débat de la journée nous en parlerons de long en large avec nos panélistes qui sont des spécialistes en la matière et dont je salue la présence au Forum.

Mesdames et Messieurs, notre forum se déroule dans un contexte particulier avec en toile de fond la pandémie de Covid 19 qui a eu pour conséquence immédiate une importante crise sanitaire et le ralentissement de l’économie mondiale. Comment ne pas en parler aujourd’hui et ne pas en tenir compte ? Cette crise sanitaire, certainement la plus grave de notre siècle a eu un impact psychologique et sociale énorme avec son cortège de 2 millions d’infectés et de 48.000 morts. Elle a entraîné la fermeture des frontières, la baisse du trafic aérien et la baisse des investissements. Et ce n’est pas tout, cette crise sanitaire sans précédent, a affecté la diaspora aussi.

En effet, les confinements répétés, la fermeture des commerces, les licenciements techniques, les pertes d’emplois, le chômage, la réduction ou la coupure brusque des salaires du jour au lendemain ont gravement altéré les revenus et donc l’épargne de la Diaspora à tel point que les transferts de fonds ont connu une baisse de 18 milliards de dollars américain en 2019. Les investissements en sont affectés par ailleurs et forcément les PPPs aussi. En revanche, les pays du G20 ont injecté 12.000 milliards de dollars américains pour sauver l’économie mondiale. C’est une initiative salutaire que nous espérons aura un impact sur la sauvegade des emplois et le maintien à un niveau appréciable des revenus de nos compatriotes de la diaspora.

Au nom de l’ensemble des organisateurs, en ma qualite de Coordonateur de la troisième Edition du mois de la Diaspora africaine constructive, je tiens à remercier chaleureusement nos hôtes. Les Émirats Arabes unis sont un partenaire dynamique du Continent africain depuis près d’un demi siècle et la diaspora en terre emiratis ne cesse de croître pour le bonheur de nombreuse famille africaine.

C’est sur ces mots que je voudrais m’arrêter tout en souhaitant plein succès à cette troisième édition.

Je vous remercie pour votre aimable attention.

Publié par Achiraf Ali 

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